Le Conseil Fédéral veut obliger les caisses publiques à une recapitalisation massive. Rien ne justifie une telle recapitalisation qui aura inéluctablement pour conséquences la diminution des prestations aux assuré-e-s et des ponctions salariales supplémentaires sur les actifs/ves. Une telle réforme s’accompagnera d’une réduction importante des droits démocratiques des assuré-e-s.
Non au bradage de nos retraites !
Déjouons les plans du Conseil d’Etat !
Le Conseil d’Etat, dans son plan d’économies, a décidé de fusionner les caisses de retraite publiques, la CIA et la CEH. En même temps, il refuse de recapitaliser lui-même la future caisse.
Les principales mesures envisagées par le Conseil d’Etat pour recapitaliser la caisse publique fusionnée sont :
·L’augmentation de l’âge de la retraite !
·L’augmentation des années de cotisations à 40 ans !
·Une augmentation importante des cotisations !
·Le blocage de l’indexation des rentes alors que les retraités ont déjà
perdu 13% de pouvoir d’achat par des blocages successifs.
Le syndicat des services publics s’oppose à la recapitalisation des caisses de pension !
Personne ne sera épargné par un tel rouleau compresseur. Les femmes, les bas salaires et les professions de la santé seront particulièrement affectées.
Sans la mobilisation du personnel, ce plan sera appliqué. Venez nombreuses-eux à l’assemblée du personnel !
Le
12 décembre, le Syndicat Suisse des Services Publics (SSP) a écrit à M.
Longchamp pour l’alerter des risques de grèves dans plusieurs
entreprises de l’aéroport, si des mesures n’étaient pas rapidement
prises pour améliorer les conditions de travail. Ce courrier
accompagnait une pétition signée par 1'151 employés de l’aéroport et
réclamant l’amélioration des conditions de travail. Le texte de cette
pétition a également été transmis à la Direction de l’Aéroport
International de Genève ainsi qu’aux principaux employeurs du site.
Malheureusement, ni M. Longchamp ni les employeurs n’ont cru bon de
prendre cet avertissement au sérieux. Or aujourd’hui, deux entreprises
se mettent en grève à l’aéroport. Il s’agit de Dnata et Swissport. Le
syndicat SIT défend le personnel de Dnata, le SSP celui des 2
entreprises.
La dureté des conditions de
travail et le mépris dont font preuve les employeurs à l’égard des
revendications légitimes du personnel sont causes de ces deux
mouvements de grève. Les deux entreprises travaillent dans le secteur
du « handling » (services au sol des avions, traitement des bagages,
enregistrement, embarquement et débarquement des passagers, etc.). Il
existe une CCT à Swissport, mais pas à Dnata. Cela crée une concurrence
déloyale entre les entreprises. Cette concurrence est encore exacerbée
par les pressions de l’AIG, notamment lors du renouvellement des
concessions aéroportuaires. Afin de diminuer leur coût comme le leur
demande l’AIG, les deux entreprises mettent en effet leur personnel
sous pression, augmentant la charge de travail tout en gelant
pratiquement les salaires.
Le mouvement commencé
aujourd’hui se poursuivra jusqu’à ce que les employés aient obtenu
satisfaction. Le SSP réclame une nouvelle CCT à Swissport qui prenne en
compte le cahier des revendications transmis à l’employeur. A Dnata,
les syndicats SIT et SSP réclament l’élargissement de la future CCT
Swissport au personnel de Dnata. Ils exigent également que l’AIG
conditionne l’octroi des concessions à l’application d’une CCT de
secteur. Enfin les syndicats SIT et SSP alertent une fois de plus le
Président du Conseil d’Etat, faisant à la fois appel à son statut de
Président de l’Aéroport International de Genève et de Président du
Département de la Solidarité et de l’Emploi. Si rien n’est rapidement
fait pour assainir les conditions de travail à l’aéroport, le conflit
d’aujourd’hui ne fera qu’en annoncer d’autres, car les mêmes problèmes
se rencontrent sur l’entier du site aéroportuaire.
UN SYNDICALISTE D’UNIA ET MILITANT DES DROITS DE L’HOMME
DETENU ARBITRAIREMENT EN TURQUIE
Le mercredi 30 septembre 2009, notre collègue monsieur Murad Akincilar a été arrêté à Istanbul à son domicile par des agents en civil. Son épouse a été témoin de son arrestation.
Aucun motif n’a été donné à son épouse et nos tentatives pour rentrer en contact avec les autorités pénitentiaires sont restées vaines. Nous savons seulement qu’un grand poste de police pourrait nous donner des nouvelles. Son avocate à Istanbul n’a pas pu s’entretenir avec son client et monsieur Murad Akincilar n’a pas été autorisé à contacter les siens.
Nous sommes d’autant plus inquiets que son épouse est enceinte et la situation de notre collègue pourrait avoir des conséquences tragiques sur la santé de la famille.
Nous sommes convaincus de l’innocence totale de monsieur Murad Akincilar eu égard de son respect pour les lois turques et pour son esprit civique. Nous avons toujours apprécié son intégrité morale et son attachement à la justice.
Les évolutions politiques de Turquie durant ces dernières années donnent un immense espoir à tous les démocrates et montrent un exemple pour toute la région du moyen orient. Il serait extrêmement dommageable pour la Turquie d’entacher sa réputation par de tels procédés arbitraires.
Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de monsieur Murad Akincilar. Murad doit bénéficier des droits élémentaires à savoir contact avec sa famille et son avocate, connaître les charges retenues contre lui, avoir des conditions de détention décentes conformément aux engagements internationaux de la Turquie.
D’ores et déjà, un comité de soutien va se constituer afin d’organiser cette campagne pour la libération de notre collègue. Les réunions se tiendrons :
Bulletin d'infomation SSP HUG Décembre 2008 Plan d'économies et demantelement Victoria
Nous connaissons maintenant la mouture 2009 du plan Victoria. Pour l’année à venir se seront 50 postes en moins. Rappelons qu’entre 2007 et fin 2009 pas moins de 335 postes seront supprimés et 246 millions de francs économisés.
Par ailleurs on peut lire dans l’argumentaire du projet de loi sur le financement quadriennal des HUG : «… pour les années 2008 et 2009, les mécanismes salariaux sont financés par le biais de la mise en œuvre des économies dégagées par le programme d’amélioration de l’efficience des HUG (Plan Victoria), dont les effets sont inclus dans le plan d’efficience décidé par le Conseil d’Etat ».
En d’autres termes, ce sont les efforts du personnel qui permettent aux HUG de se positionner en premier de classe dans les économies.
Dans ce bulletin d’information nous abordons certaines situations que notre syndicat a dû traiter et qui illustrent l’effet néfaste du plan « Victoria » sur les conditions de travail du personnel hospitalier.
Dans le bulletin du mois de décembre, nous avons traité entre autres de quelques conséquences du plan Victoria sur les conditions de travail du personnel. La distribution de notre information a été l’occasion d’un incident grave provoqué par la direction à l’encontre de militant-es de notre syndicat. Nous tenons donc à vous en informer. Nous poursuivons ce mois-ci la diffusion des situations provoquées par ce plan d’économie et la manière dont celui-ci est appliqué.
Atteinte
à la liberté syndicale et menaces contre un syndicaliste
Un
incident grave s’est produit le 18 décembre 2008. Ce jour-là, des militant-es
de notre syndicat distribuaient notre bulletin au personnel dans l’entrée de
l’Hôpital cantonal. Vers 7h10, le Directeur général des HUG, a commencé par arracher
un paquet de tracts des mains d’une syndicaliste, en lui disant qu’elle n’avait
pas le droit de les distribuer. Il a ensuite tenté d’arracher les tracts des
mains d’un deuxième syndicaliste. Ce dernier ne s’est pas laissé faire et a
invoqué le droit démocratique et syndical sur la liberté d’informer. Le
Directeur s’est alors emporté. Voici les propos qu’il a tenus : « Vous allez voir ce qu’est
l’autoritarisme, c’est moi le directeur, c’est moi qui a l’autorité de police,
vous partez, je vous interdis de distribuer ce tract, vous devez m’obéir, je
vous ordonne de sortir. »
En
s’adressant au syndicaliste, il a ajouté : « Je me retiens. Le jour où j’aurai fini, vous aller voir… ».
Le syndicaliste lui a alors fait remarquer qu’il
était en train de le menacer. (…) Il a continué : le SSP, c’est une saloperie de syndicat », etc., etc.
Toute
cette étonnante scène s’est déroulée devant plusieurs membres du personnel qui
ont été témoins de ces faits. Notre syndicat s’inquiète du comportement du
Directeur général des HUG, car ce n’est pas la première fois qu’il remet en
cause la liberté syndicale, liberté garantie par la Constitution et des
conventions internationales que la
Suisse a signées.
Nous
prenons très au sérieux l’incident qui s’est produit le 18 décembre 2008 et
nous serons très attentifs aux suites que la direction pourrait donner à
l’encontre des militant-es syndicaux-ales présent-es ce jour-là.
Notre
syndicat a interpellé le Conseil d’Etat afin qu’il fasse respecter les droits
démocratiques.
Temps présent Santé, tous inégaux Attendre pendant des mois une opération
dont on a besoin, c'est de plus en plus fréquent en Suisse romande. A Genève,
par exemple, cette attente dépasse parfois une année dans le cas d'opérations
en orthopédie. Sommes-nous tous égaux devant les listes d'attente ?
Certainement pas. Une équipe de Temps Présent a comparé la trajectoire des
patients en assurance de base et celle des personnes couvertes par une
assurance privée. Il y a ceux qui attendent... et les autres, qui peuvent
payer.
jeudi 27 août 2009
La Suisse est le pays au monde qui est
le mieux doté en hôpitaux. Et pourtant, de plus en plus de patients attendent
pendant des mois une opération dont ils ont besoin. A Genève, par exemple, ce
délai peut facilement atteindre une année dans le cas d'opérations pour la pose
d'une prothèse de la hanche ou du genou. Alors, sommes-nous tous égaux devant
ces listes d'attente ? Une équipe de Temps Présent a enquêté. Elle a suivi la
trajectoire des patients en assurance de base obligatoire, la grande majorité
de la population, et celle des personnes pouvant se payer une complémentaire
privée. Les différences sont frappantes. Les assurés en privé n'attendent
jamais, contrairement aux personnes couvertes par l'assurance de base
uniquement. Or, les hôpitaux publics opèrent également des patients en
assurance privée. Et suivant où, ils passeront avant les assurés de base.
Certains hôpitaux l'ont même institutionnalisé. C'est parfaitement légal, mais
est-ce bien équitable ?
Rediffusion le vendredi 28 août 2009 à 01h et le 31 août 2009 à 10h10 et 14h20
sur TSR2.
Dans ce reportage Temps présent a évoqué l'exemple d'un patient genevois
assuré en privé qui a été opéré en priorité avant les patients couverts par
l'assurance de base. La direction des Hôpitaux universitaires de Genève a réagi
et nous communique que si ce patient a été opéré en priorité, c'est pour des
raisons purement médicales. Nous en prenons acte. Un
reportage de Pietro Boschetti et Jean-Bernard MenoudImage : Jean-Dominique De
Weck Son : Christophe Jaquier Montage : Catherine Merglen